Le gouvernement, selon ses ex-camarades, mène une politique d'austérité (entendez de droite) alors qu'il suffirait, disent-ils, d'opter pour la solution inverse et de conduire hardiment une politique de prospérité (évidemment de gauche). M. Hollande, le sot, s'en priverait volontairement, soucieux d'être le plus impopulaire possible, tout en ridiculisant le socialisme pour les trois siècles à venir...
Pourtant, la mise en oeuvre de cette politique vraiment de gauche serait déconcertante de facilité et surtout indolore pour le citoyen : une (nouvelle) énorme injection d'argent frais et public (donc quasi-gratuit...) via des augmentations de traitements ou d'allocations diverses, des subventions volontaristes, le lancement de grands travaux et toutes ces sortes de choses qui viendraient relancer notre économie et partant, abonder à grands flots les caisses creuses de notre pays.
Pour les tenants de la politique de prospérité, c'est une loi certaine : dépenser plus d'argent du contribuable enrichit le contribuable ! Et dire que M. Hollande hésite encore avant d'emprunter les quelques malheureux milliards qui lui vaudraient l'adulation des foules et la réélection enthousiaste de tous ses amis de gauche !
N'en doutons pas : si le président socialiste le pouvait, il se précipiterait dans les bras de la gloire et de l'abondance. Car on ne choisit jamais l'austérité. L'austérité n'est pas une politique. C'est une conséquence. La conséquence précisément des politiques de prospérité précédentes : record de la dette combiné aujourd'hui au record de la taxation, cocktail diabolique débouchant sur un autre record, celui du chômage.
Et d'ailleurs, si cette politique prospère fonctionnait dans le vrai monde, la Grèce serait la Suisse. Et le problème serait devenu la solution, ce qui, il faut bien le dire, constituerait l'injure suprême à l'intelligence humaine...
Eric Lagrange
La droite libre
Pour les tenants de la politique de prospérité, c'est une loi certaine : dépenser plus d'argent du contribuable enrichit le contribuable ! Et dire que M. Hollande hésite encore avant d'emprunter les quelques malheureux milliards qui lui vaudraient l'adulation des foules et la réélection enthousiaste de tous ses amis de gauche !
N'en doutons pas : si le président socialiste le pouvait, il se précipiterait dans les bras de la gloire et de l'abondance. Car on ne choisit jamais l'austérité. L'austérité n'est pas une politique. C'est une conséquence. La conséquence précisément des politiques de prospérité précédentes : record de la dette combiné aujourd'hui au record de la taxation, cocktail diabolique débouchant sur un autre record, celui du chômage.
Et d'ailleurs, si cette politique prospère fonctionnait dans le vrai monde, la Grèce serait la Suisse. Et le problème serait devenu la solution, ce qui, il faut bien le dire, constituerait l'injure suprême à l'intelligence humaine...
Eric Lagrange
La droite libre
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