Invité jeudi matin de BFM TV, le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll est entré, à son corps défendant et avec la distinction intellectuelle qui sied aux grands hommes, dans l'histoire planétaire de la science économique. Mettons un instant nos pas dans les siens.
A peine assis, le dirigeant socialiste pose le constat que les prix des denrées sur les étals sont vraiment trop bas. Et se propose d'agir avec la plus grande vigueur pour faire cesser cette anomalie ! Résumons cette ferme volonté ministérielle :
A peine assis, le dirigeant socialiste pose le constat que les prix des denrées sur les étals sont vraiment trop bas. Et se propose d'agir avec la plus grande vigueur pour faire cesser cette anomalie ! Résumons cette ferme volonté ministérielle :
1 : il faut d'urgence et de force augmenter les prix.
La journaliste fait alors malicieusement remarquer qu'une baisse des prix est habituellement une bonne nouvelle pour le porte-monnaie de la ménagère... On pourrait le croire, rétorque Le Foll mais il n'en est rien : même à vil prix, les produits agricoles ne trouvent pas preneurs. Intégrons donc cette triste donnée fournie par le ministre :
1-a : il faut d'urgence et de force augmenter les prix de produits qui ne se vendent pas.
Pugnace, son interlocutrice revient à la charge : la baisse de prix d'un même produit profite toujours au consommateur, non ? Alors pourquoi, M. Le Foll ?
Mais enfin, réplique le ministre à l'insistante, c'est parce que : "Les Français sont des salariés. Et si nous ne faisons rien, est-ce qu'il va rester des salariés ?"
Ce que nous traduirons finalement, en restant au plus près (possible) de la pensée Foll, par :
Mais enfin, réplique le ministre à l'insistante, c'est parce que : "Les Français sont des salariés. Et si nous ne faisons rien, est-ce qu'il va rester des salariés ?"
Ce que nous traduirons finalement, en restant au plus près (possible) de la pensée Foll, par :
"Il faut d'urgence et de force augmenter le prix des produits qui ne se vendent pas afin de sauver des emplois en France."
(on tentera de se rassurer en pensant que les socialistes n'ont, jusqu'à ce jour, tenu aucune de leurs promesses !)
Il est rigolo comme tout, celui-là !
RépondreSupprimerEn augmentant le prix d'un produit, ne détourne-t-on pas l'achat vers un produit de substitution ?
Ah oui, j'ai compris : On oblige le consommateur à acheter le produit et s'il ne le prend pas pour autant, il le paye quand même, c'est ça ?
Un peu comme pour la "taxe sur les effaceurs", ou EDF te vous facture l'électricité non-consommée.
J'adore !